Je ne sais pas si c'est le meilleur endroit pour cet article mais le matin parle de la différence entre Sion et Xamax :
http://www.lematin.ch/sports/football/s ... ble-260277
Du simple au double
Le stade de la Maladière presque vide (à gauche) et le stade de Tourbillon plein
Les deux clubs romands ont des destins opposés. Sportivement, mais aussi au niveau de l'affluence dans leurs stades. Relation de cause à effets?
Renaud Tschoumy - le 09 avril 2010, 22h04
Le Matin
Sion et NE Xamax ont désormais des destins diamétralement opposés. Longtemps unis par les points, les deux clubs romands de Super League ne regardent plus dans la même direction. Sion vise l'Europe, Xamax n'a plus rien à espérer - ni à craindre.
Au niveau des affluences aussi, l'écart s'est agrandi entre les deux clubs. Sion avoue une moyenne de 10 814 spectateurs par match. Xamax, lui, n'en est qu'à 5640. Et si l'on ne prend en compte que les cinq matches de cette année, la moyenne du club neuchâtelois tombe à... 3861 personnes.
Douzième homme à Sion, pas à Neuchâtel...
«C'est l'équipe, par son jeu, par la volonté qu'elle doit afficher, qui doit aller à la rencontre de son public», martèle l'entraîneur neuchâtelois Pierre-André Schürmann depuis de longs mois. Ce fut le cas avant Noël, lorsque les Neuchâtelois, emmenés par Brown et Gavranovic, se sont retrouvés à la deuxième place du classement. Mais depuis que l'équipe va moins bien, le public ne suit plus...
A Sion, par contre, la base existe, et elle est solide. «Pour l'équipe, c'est fantastique de pouvoir compter sur un public pareil, souligne Didier Tholot. Sportivement, on en tient compte. Si les gars parviennent à emballer le match et à entraîner le public avec eux, on aura notre douzième homme. Et celui-là est très important dans les matches chauds.»
Xamax qui a besoin de résultats pour compter sur le soutien de son public, Sion qui peut s'appuyer sur le sien en toutes circonstances: oui, les destins des deux clubs romands de Super League sont bien opposés...
NE XAMAX
«On cherche le pourquoi du comment...»
A Xamax, le directeur administratif Philippe Salvi ne comprend pas le pourquoi du comment: «On le cherche, mais j'avoue que c'est dur de voir d'aussi faibles affluences. Avec le nouveau stade, puis le retour en Super League, il y a eu un boom qui a agrandi notre famille, puisqu'on était passé à près de 5000 abonnés. Aujourd'hui, on est redescendu à un peu plus de 3000.» La seule fois où Xamax joue à guichets fermés, c'est lors de son repas de soutien, le Lunch Max: 1440 personnes ont réservé leur place à 230 fr. le 30 avril prochain.
«On avait aussi fait le plein contre Saint-Gall l'automne dernier. Mais on ne peut pas proposer le billet d'entrée à 5 fr. chaque fois: qu'en penseraient nos abonnés? Or, c'est eux que nous devons choyer.» Perte d'identification? Salvi n'y croit pas. «On lance pas mal de jeunes de la région. Et même si l'équipe reste sur trois défaites, elle réalise globalement un bon championnat.»
FC SION
«On est fiers de notre public»
Domenicangelo Massimo, le directeur général du FC Sion, le dit sans hésitation: «On est fiers de notre public.»
Il ajoute: «Malgré tous les remous qui peuvent agiter le club, ils sont toujours là, fidèles au poste. Le FC Sion, c'est un peu la série Top Models! Il y a des gens qui la suivent depuis de longues années...»
Massimo parle des matches à Tourbillon comme de «rendez-vous incontournables». «Les gens ont pris l'habitude de venir au stade pour voir leurs amis, manger une raclette ou une saucisse. On compte à peu près 5500 abonnés, mais on a une base de 7 à 8000 personnes qui sont là à chaque match. et si l'on devait jouer l'Europe lors du dernier match contre Saint-Gall, je suis sûr qu'on arriverait à 15 000.»
Il conclut en soulignant le «caractère passionné» du public valaisan: «Il fait abstraction de tout pour se concentrer sur son équipe. Il s'identifie vraiment à elle. Et cela, c'est la base de tout.»