Alberto Bigon brise le silence
08.05.2008 21:00
Alberto Bigon est sorti de son mutisme au cours d'une conférence de presse qu'il a lui-même convoquée. L'Italien de Sion voulait expliquer les raisons de son silence.
Bigon, qui s'exprimait dans sa langue maternelle pour «être précis et utiliser les mots justes», n'a pas apprécié le qualificatif de «victoire à l'italienne en un sens péjoratif» après le succès 1-0 de Sion contre Aarau le 30 mars. «Même Sir Alex Ferguson a récemment confié avoir adopté un système de jeu 'à l'italienne' pour obtenir des résultats», s'est justifié le technicien transalpin.
Et de continuer. «Nous avons fait le spectacle contre 'ma bête noire' Zurich (ndlr: 3-3) mais vous, journalistes, n'avez pas souligné ce changement, attribuant de manière erronée le début de mon silence à une mauvaise gestion de l'équipe qui menait de deux buts.»
Continuité et sérénité
L'entraîneur sédunois est également revenu sur la «réelle difficulté» qu'a rencontrée l'équipe cette saison, espérant qu'elle pourrait désormais «travailler dans la continuité et la sérénité». Une tâche qui tient à coeur à Bigon, lequel, dès samedi soir, retrouvera une fonction d'assistant du directeur sportif Paolo Urfer et de consultant pour le président Constantin et le club.
Il est toutefois étonnant qu'un homme sacré champion d'Italie avec le Naples de Maradona - et qui a ainsi connu l'énorme pression des médias transalpins - ait mal pris les écrits de quelques journalistes romands. Même s'il avait déjà fait le coup il y a dix ans, refusant pendant plusieurs semaines de s'exprimer en français après un papier désobligeant. «Ce n'est effectivement pas la seule raison de mon silence, avoue-t-il. Je ne voulais pas tomber dans le piège de la polémique. L'équipe avait besoin de tranquillité.»
Qui sur le banc?
Une pique lancée à Christian Constantin, rarement sage et discret ? «Le président est assez grand pour se gérer, élude rapidement Bigon, qui assure que son président a été averti des raisons du silenzio stampa et les a acceptées.» Un argumentaire qui, dans son ensemble, a tout de même laissé l'assistance sur sa faim.
Dorénavant, Alberto Bigon va s'atteler à «consolider» le travail effectué cette saison, afin que «le club ne connaisse plus pareille chute». L'Italien va entre autre donner son avis sur le choix du prochain entraîneur, qui doit selon lui «parler plusieurs langues, bien connaître le football suisse, avoir du caractère et du charisme ainsi que de la psychologie».
Plusieurs noms circulent déjà au gré des rumeurs. On parle de candidats venus de France, du Portugal et, bien sûr, de Suisse. Seule certitude, il ne s'appellera pas Alberto Bigon. Mais ça, tout le monde le savait déjà.
[tsr.ch]
[Bigon] Le no comment
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Bigon et la victoire à l'italienne
L'ex-entraîneur de Diego Maradona à Naples noie le poisson après avoir joué durant un bon mois carpe sur table avec les médias...
Depuis le 31 mars dernier, après un succès «à la raclette» du FC Sion contre Aarau, Alberto Bigon, qui avait été rappelé pour redonner un coup de fouet salvateur à l'équipe, avait décidé, dans la foulée, de ne plus s'exprimer devant les journalistes; d'instaurer, comme dans la Botte, un silenzio stampa. Le club de Tourbillon définitivement sauvé, l'entraîneur transalpin des Valaisans a donc décidé, hier à Martigny, de percer le mystère. D'expliquer, en... italien, «pour utiliser les mots justes» (sic), les raisons qui l'ont poussé à jouer, durant cinq semaines, carpe sur table. Extraits:
«(...) Il n'a pas été très agréable pour moi de lire le lendemain de la partie délicate qu'on avait livrée contre Aarau, que le FC Sion avait obtenu, dans le sens négatif du terme, une victoire à l'italienne.» Si le terme avait été lâché dans sa bouche après la rencontre, c'est l'interprétation de certains qui l'ont fâché. «On a écrit, mais il est où le jeu? Je dois préciser que même Sir Alex Ferguson a récemment confessé avoir adopté le système de jeu à l'italienne pour obtenir avec Manchester des résultats prestigieux...» Ou comment noyer le poisson!
«Avec quelques petites retouches judicieuses, il y a une base solide pour jouer chaque année les premiers rôles»
Alberto Bigon
Alberto Bigon regrette, par ailleurs, que personne, dans les journaux n'ait «souligné qu'en une semaine, après notre retour, Chassot et moi, on avait, avec pratiquement les mêmes joueurs et le même dispositif tactique, donné du spectacle contre Zurich ( 3-3, le 4 avril ). Au contraire, on a préféré remarquer qu'on n'avait pas su gérer un avantage de deux buts...»
Il Mister, qui a entraîné, dans le calcio, Naples et Maradona, ne supporterait-il plus la critique? «Ce n'est pas ça, poursuit le mentor. Je ne voulais tout simplement pas tomber dans le piège de la polémique. J'ai été obligé de me taire plutôt que de me fâcher ou répondre à des mensonges. A ce moment-là, il fallait surtout travailler dans le calme et la sérénité. Maintenant, je préfère parler du futur, pas du passé...»
Mardi dernier, à Tourbillon, un fidèle supporter du FC Sion l'a remercié d'avoir assuré le maintien. «Il m'a dit, devant les vestiaires, qu'il ne l'oublierait jamais...»
Comment dit-on chaud au coeur en italien?
«Je ne me sens pas déclassé!»
«Il ne faut jamais dire jamais!» Alberto Bigon ne dit donc pas qu'il ne sera plus jamais entraîneur. Mais, dès dimanche matin, après sa dernière sortie au Hardturm zurichois, il ne sera plus, dans tous les cas, sur le banc des Valaisans. L'Italien va, en principe, (re)devenir, jusqu'en 2010, le consultant de Christian Constantin et du club. «Je ne me sens pas déclassé, c'est un rôle important où il s'agit de bâtir, avec mon expérience, un grand club. Parce que le terrain ne ment jamais, je crois en cette équipe. Avec quelques petites retouches judicieuses, il y a une base solide pour jouer chaque année les premiers rôles.» Sa première mission sera de dégoter un entraîneur pour la saison prochaine. «J'ai déjà donné, il y a quelques mois, des noms à mon président, sourit Alberto Bigon. Il va donc falloir reprendre le dossier.» Pour Il Mister, l'entraîneur idéal a le profil suivant: «Il devra connaître passablement de langues, le foot suisse, avoir du charisme, du caractère, une personnalité et surtout faire preuve de psychologie.»
Appelez-le Dieu!
L'ex-entraîneur de Diego Maradona à Naples noie le poisson après avoir joué durant un bon mois carpe sur table avec les médias...
Depuis le 31 mars dernier, après un succès «à la raclette» du FC Sion contre Aarau, Alberto Bigon, qui avait été rappelé pour redonner un coup de fouet salvateur à l'équipe, avait décidé, dans la foulée, de ne plus s'exprimer devant les journalistes; d'instaurer, comme dans la Botte, un silenzio stampa. Le club de Tourbillon définitivement sauvé, l'entraîneur transalpin des Valaisans a donc décidé, hier à Martigny, de percer le mystère. D'expliquer, en... italien, «pour utiliser les mots justes» (sic), les raisons qui l'ont poussé à jouer, durant cinq semaines, carpe sur table. Extraits:
«(...) Il n'a pas été très agréable pour moi de lire le lendemain de la partie délicate qu'on avait livrée contre Aarau, que le FC Sion avait obtenu, dans le sens négatif du terme, une victoire à l'italienne.» Si le terme avait été lâché dans sa bouche après la rencontre, c'est l'interprétation de certains qui l'ont fâché. «On a écrit, mais il est où le jeu? Je dois préciser que même Sir Alex Ferguson a récemment confessé avoir adopté le système de jeu à l'italienne pour obtenir avec Manchester des résultats prestigieux...» Ou comment noyer le poisson!
«Avec quelques petites retouches judicieuses, il y a une base solide pour jouer chaque année les premiers rôles»
Alberto Bigon
Alberto Bigon regrette, par ailleurs, que personne, dans les journaux n'ait «souligné qu'en une semaine, après notre retour, Chassot et moi, on avait, avec pratiquement les mêmes joueurs et le même dispositif tactique, donné du spectacle contre Zurich ( 3-3, le 4 avril ). Au contraire, on a préféré remarquer qu'on n'avait pas su gérer un avantage de deux buts...»
Il Mister, qui a entraîné, dans le calcio, Naples et Maradona, ne supporterait-il plus la critique? «Ce n'est pas ça, poursuit le mentor. Je ne voulais tout simplement pas tomber dans le piège de la polémique. J'ai été obligé de me taire plutôt que de me fâcher ou répondre à des mensonges. A ce moment-là, il fallait surtout travailler dans le calme et la sérénité. Maintenant, je préfère parler du futur, pas du passé...»
Mardi dernier, à Tourbillon, un fidèle supporter du FC Sion l'a remercié d'avoir assuré le maintien. «Il m'a dit, devant les vestiaires, qu'il ne l'oublierait jamais...»
Comment dit-on chaud au coeur en italien?
«Je ne me sens pas déclassé!»
«Il ne faut jamais dire jamais!» Alberto Bigon ne dit donc pas qu'il ne sera plus jamais entraîneur. Mais, dès dimanche matin, après sa dernière sortie au Hardturm zurichois, il ne sera plus, dans tous les cas, sur le banc des Valaisans. L'Italien va, en principe, (re)devenir, jusqu'en 2010, le consultant de Christian Constantin et du club. «Je ne me sens pas déclassé, c'est un rôle important où il s'agit de bâtir, avec mon expérience, un grand club. Parce que le terrain ne ment jamais, je crois en cette équipe. Avec quelques petites retouches judicieuses, il y a une base solide pour jouer chaque année les premiers rôles.» Sa première mission sera de dégoter un entraîneur pour la saison prochaine. «J'ai déjà donné, il y a quelques mois, des noms à mon président, sourit Alberto Bigon. Il va donc falloir reprendre le dossier.» Pour Il Mister, l'entraîneur idéal a le profil suivant: «Il devra connaître passablement de langues, le foot suisse, avoir du charisme, du caractère, une personnalité et surtout faire preuve de psychologie.»
Appelez-le Dieu!




