[Vailati] Tranfert à St-Gall
Posté : 08.01.2010 17:47
Germano Vailati: «Comme une deuxième vie»
Germano Vailati vient de retrouver une cage digne de son talent: celle, en l'occurrence, du FC Saint-Gall, club avec lequel le Tessinois s'est lié jusqu'en juin 2012. Et c'est comme si, d'un coup, d'un seul arrêt, tout était redevenu comme avant. Avant sa longue mise à l'écart, ces mois de galère et de désillusions où, devenu indésirable en Valais, le gardien avait été écarté du contingent pro.
«J'ai retrouvé l'envie et la passion car je sais que je bosse pour quelque chose. J'ai enfin de nouveau un avenir devant moi. A Sion, je travaillais comme un forcené tout en sachant que mon travail ne serait pas reconnu. A force d'être livré à moi-même, je tournais en rond. Je ne pouvais ni jouer ni partir, j'étais bloqué.» Au bout du fil, il n'y a pas que la voix de Vailati qui s'éclaircit. «C'est magnifique de pouvoir se lever avec un objectif devant soi. Ma tête et tout mon corps sont en train de se réveiller. Je recommence à vivre. En fait, c'est comme une deuxième vie.»
La première, pour lui, s'était arrêtée à Martigny, fief du FC Sion et de son président, engluée dans un méandre d'incompréhension peut-être réciproque. Barré par la rocambolesque arrivée d'El-Hadary suite à une boulette commise contre... Saint-Gall en février 2008 qui avait précipité sa chute, Germano Vailati s'était ensuite relancé à Metz (L2). Sans pour autant recevoir, à l'arrivée, le bon de sortie qu'il espérait. «D'autres que moi auraient sans doute craqué. Avec tout ce que j'ai dû endurer, on aurait pu me tuer psychologiquement.» Des mots forts traduisant la frustration d'un gardien qui, sous le maillot du FC Sion, avait auparavant été désigné meilleur portier helvétique en 2006.
Mais Vailati, stoïque face à l'adversité, ne craquera jamais, restant debout, et ce qu'il est. «Avec le recul, explique-t-il, je m'aperçois que tout cela m'a rendu plus fort mentalement.» Avant un crash programmé avec Christian Constantin, qui lui offrira cependant contre Bellinzone, en tant qu'entraîneur cette fois-ci, sa dernière apparition en Super League (défaite 2-1 le 8 novembre 2008), le Tessinois avait longtemps été la coqueluche de Tourbillon. Héroïque entre ses poteaux, Germano avait à l'époque reçu de Köbi Kuhn une première convocation en équipe de Suisse, allant jusqu'à susciter par ses exploits répétés l'intérêt de clubs européens, du grand Milan AC disait-on même alors. Puis plus rien, sauf l'inexorable descente, l'abandon, presque l'oubli...
Première contre... Sion
Aujourd'hui, la page valaisanne est définitivement tournée. «C'est comme quand tu as une nouvelle femme, tu ne penses plus à l'ancienne.» La mariée de l'AFG Arena a fière allure, à l'image du défi qui attend son soupirant. «Ici, reprend Germano, il y a tout pour bien faire. Et comme je veux très bien faire... (Rires.) Je n'ai pas peur de la concurrence. Au contraire, cela me stimule encore plus. Mon but est de rendre la décision de l'entraîneur la plus difficile possible.» En quittant le Valais pour découvrir une nouvelle culture, Vailati a abandonné son No 18 pour enfiler un maillot No 30 symbolique. «D'abord parce que c'est mon jour de naissance (ndlr: le 30 avril), ensuite parce que je suis entré dans ma 30e année.»
Après avoir pris part à un tournoi en salle, Saint-Gall ira poursuivre sa préparation à Belek, en Turquie. Le nouveau gardien des Brodeurs a déjà entouré la date du 6 février dans son agenda. Ce jour-là de reprise, Saint-Gall recevra Sion. Avec sans doute un homme très remonté en cage...
Germano Vailati vient de retrouver une cage digne de son talent: celle, en l'occurrence, du FC Saint-Gall, club avec lequel le Tessinois s'est lié jusqu'en juin 2012. Et c'est comme si, d'un coup, d'un seul arrêt, tout était redevenu comme avant. Avant sa longue mise à l'écart, ces mois de galère et de désillusions où, devenu indésirable en Valais, le gardien avait été écarté du contingent pro.
«J'ai retrouvé l'envie et la passion car je sais que je bosse pour quelque chose. J'ai enfin de nouveau un avenir devant moi. A Sion, je travaillais comme un forcené tout en sachant que mon travail ne serait pas reconnu. A force d'être livré à moi-même, je tournais en rond. Je ne pouvais ni jouer ni partir, j'étais bloqué.» Au bout du fil, il n'y a pas que la voix de Vailati qui s'éclaircit. «C'est magnifique de pouvoir se lever avec un objectif devant soi. Ma tête et tout mon corps sont en train de se réveiller. Je recommence à vivre. En fait, c'est comme une deuxième vie.»
La première, pour lui, s'était arrêtée à Martigny, fief du FC Sion et de son président, engluée dans un méandre d'incompréhension peut-être réciproque. Barré par la rocambolesque arrivée d'El-Hadary suite à une boulette commise contre... Saint-Gall en février 2008 qui avait précipité sa chute, Germano Vailati s'était ensuite relancé à Metz (L2). Sans pour autant recevoir, à l'arrivée, le bon de sortie qu'il espérait. «D'autres que moi auraient sans doute craqué. Avec tout ce que j'ai dû endurer, on aurait pu me tuer psychologiquement.» Des mots forts traduisant la frustration d'un gardien qui, sous le maillot du FC Sion, avait auparavant été désigné meilleur portier helvétique en 2006.
Mais Vailati, stoïque face à l'adversité, ne craquera jamais, restant debout, et ce qu'il est. «Avec le recul, explique-t-il, je m'aperçois que tout cela m'a rendu plus fort mentalement.» Avant un crash programmé avec Christian Constantin, qui lui offrira cependant contre Bellinzone, en tant qu'entraîneur cette fois-ci, sa dernière apparition en Super League (défaite 2-1 le 8 novembre 2008), le Tessinois avait longtemps été la coqueluche de Tourbillon. Héroïque entre ses poteaux, Germano avait à l'époque reçu de Köbi Kuhn une première convocation en équipe de Suisse, allant jusqu'à susciter par ses exploits répétés l'intérêt de clubs européens, du grand Milan AC disait-on même alors. Puis plus rien, sauf l'inexorable descente, l'abandon, presque l'oubli...
Première contre... Sion
Aujourd'hui, la page valaisanne est définitivement tournée. «C'est comme quand tu as une nouvelle femme, tu ne penses plus à l'ancienne.» La mariée de l'AFG Arena a fière allure, à l'image du défi qui attend son soupirant. «Ici, reprend Germano, il y a tout pour bien faire. Et comme je veux très bien faire... (Rires.) Je n'ai pas peur de la concurrence. Au contraire, cela me stimule encore plus. Mon but est de rendre la décision de l'entraîneur la plus difficile possible.» En quittant le Valais pour découvrir une nouvelle culture, Vailati a abandonné son No 18 pour enfiler un maillot No 30 symbolique. «D'abord parce que c'est mon jour de naissance (ndlr: le 30 avril), ensuite parce que je suis entré dans ma 30e année.»
Après avoir pris part à un tournoi en salle, Saint-Gall ira poursuivre sa préparation à Belek, en Turquie. Le nouveau gardien des Brodeurs a déjà entouré la date du 6 février dans son agenda. Ce jour-là de reprise, Saint-Gall recevra Sion. Avec sans doute un homme très remonté en cage...