Arbitres agressés à Toulon: "la triste réalité", selon Bernard Saules
PARIS - Les violences survenues dimanche dans le Var, où trois arbitres ont été agressés après un match amateur, sont la "triste réalité" des arbitres, selon Bernard Saules, président de l'Union nationale des arbitres de football (UNAF), qui dénombre 350 agressions par an.
"C'est la triste réalité des arbitres. Ces incidents sont la triste occasion de se rendre compte ce qu'est la violence dans ce qu'on appelle les divisions inférieures, loin des affaires médiatiques comme l'affaire Barthez", a affirmé à l'AFP M. Saules.
"Malheureusement, la triste mais cruelle vérité c'est qu'il y a 350 arbitres frappés par an en France, il y a une centaine de dossiers ouverts tous les ans par l'UNAF", poursuit M. Saules, qui promet des propositions pour la prochaine assemblée générale de la Fédération française de footballcet été.
"Premièrement, on va demander un barème beaucoup plus sévère pour les agressions et deuxièmement on va essayer de se montrer imaginatifs pour les +incivilités+, insultes et autres. Nous sommes par exemple favorable aux travaux d'intérêt général. Quelqu'un insulte un arbitre ? Huit matches de suspension, quatre ferme et quatre matches à arbitrer...", affirme M. Saules.
"Il faut de la répression mais aussi de la pédagogie à tous les niveaux. Moi, pour le cas Barthez, par exemple, je préférerais qu'il prenne trois mois ferme et trois à arbitrer les cadets du club", conclut M. Saules.
Une information judiciaire pour "violences" avec des circonstances aggravantes a été ouverte mardi soir à l'encontre des trois hommes qui ont agressé les trois arbitres dans les vestiaires.
L'agression est survenue après le match opposant l'US Saint-Mandrier à Solliès-La Farlède (promotion de 1re division de district). Peu après le coup de sifflet final, une trentaine de personnes ont tenté d'investir les vestiaires des trois arbitres de la rencontre, qui se sont fait molester par un groupe ayant réussi à pénétrer dans la petite pièce.
L'un d'entre eux, arbitre assistant, a été frappé à la tête par une pierre et blessé à l'oeil. Il a bénéficié d'un arrêt de travail de dix jours contre trois jours pour ses deux collègues, souffrant de contusions.
Trois agresseurs présumés ont été identifiés et placés en garde à vue.
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J'ai connu le même sort il y a 25 mois : un gardien de Steg (jun B) faisait preuve d'antisportivité flagrante. J'ai sifflé pénalty et carton jaune alors qu'on jouait la 75è. Le gardien a, contre toute attente, donné un coup de poing qui m'a mis KO de suite. Bien sûr, j'ai arrêté le match alors que tout le monde (pendant et après le match) disait que je sifflais bien et que le score était de 7-0 pour Leuk-Susten.
Le gardien a eu 2 ans de suspension (ils ont pris fin le mois passé) et je n'ai jamais pu porter plainte, car j'avais 17 ans et 5 mois au moment des faits et mes parents n'ont pas voulu suivre les recommandations de mes collègues.

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Bref, tout ca pour dire que ca peut arriver n'importe quand et à n'importe qui et pour pas grand chose!